Sécurité sanitaire alimentation (CTM Mars 2014)

p10-charcuteries-fromagesCTM du 4 Mars 2014
Déclaration liminaire de l’Alliance du Trèfle
La sécurité sanitaire de l’alimentation

La cour des comptes a récemment dénoncé « l’insuffisance des contrôles du ministère de l’agriculture en matière de sécurité sanitaire de l’alimentation ».

Plus précisément lorsque Didier MIGAUD, son premier président, a présenté son rapport annuel à la presse, il a pris l’exemple de cette politique publique pour illustrer que « la méthode du rabot […] présente l’inconvénient d’affecter sans discernement les services les plus utiles et performants. Dans un nombre croissant de services de l’Etat, en particulier déconcentrés, elle conduit l’Etat à ne plus exercer certaines missions prévues par la loi, notamment les contrôles ».

Nos organisations ne sont pas surprises par cette analyse dans la mesure où depuis des années nous ne cessons d’alerter les ministres et les parlementaires sur les conséquences de la diminution continue des moyens (Effectifs réduits de 20% depuis 2004 alors que le champ des missions s’est accru).

 Il ne faudrait surtout pas se tromper de responsables :

 Nos collègues ont démontré leurs compétences et leur engagement sans faille lors des crises sanitaires des années 2000 (ESB, fièvre aphteuse, dioxine…). Depuis 10 ans, ils font tout leur possible pour compenser la réduction continue des effectifs et la souffrance est désormais généralisée dans les services. A ce titre, nous savons gré au ministre de l’agriculture d’avoir rappelé que l’efficience des services vétérinaires français – c’est à dire l’optimisation des moyens mis par l’État à leur disposition- n’a rien à craindre des comparaisons internationales !

Ce n’est pas seulement un grave problème de moyens …

Si nous saluons la décision du ministre de l’agriculture d’avoir stoppé l’hémorragie des effectifs en 2014, la prise de conscience est tardive et seule une réattribution d’effectifs pourra permettre aux services de contrôle de remplir leurs missions au niveau attendu.

Parallèlement il est indispensable de libérer les énergies, de faire confiance aux femmes et aux hommes, de manager par le sens plutôt que par la contrainte, de diminuer le poids du reporting et de la bureaucratie, de simplifier les procédures et surtout de repenser les applications informatiques au bénéfice de leurs utilisateurs.

C’est aussi la démonstration d’une réorganisation inaboutie !

En 2010, lorsque les services vétérinaires et ceux de la CCRF ont été regroupés dans les DDPP, les agents ont joué loyalement le jeu de l’interministérialité. Quatre ans plus tard, il n’est pas admissible que les deux ministères continuent à se faire concurrence en matière de communication, que leurs instructions ne soient toujours pas concertées et que les systèmes informatiques ne soient toujours pas compatibles.

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