Archives pour la catégorie Formation

Compte personnel de formation

Le compte personnel de formation (CPF), permet à l’ensemble des agents publics civils, titulaires et contractuels d’acquérir des droits à la formation. Ces droits se traduisent par un nombre d’heures pouvant être mobilisées, à l’initiative de l’agent, pour suivre des actions de formation financées par l’employeur dans le cadre d’un projet d’évolution professionnelle, dans la limite totale de 150 heures. Il remplace le droit individuel à la formation (DIF).

La Caisse des dépôts et consignations gère un portail accessible à l’adresse www.moncompteactivite.gouv.fr, qui permet aux agents de consulter leurs droits.

Une campagne de régularisation des droits acquis au titre du DIF préalablement au 31 décembre 2016, qui sont repris au titre du CPF est organisée. Ainsi, une première alimentation des compteurs par les employeurs publics s’est déroulée au printemps 2018. Il s’avère nécessaire que les agents (notamment les agents contractuels) vérifient leur compteur et puissent signaler les inexactitudes au ministère.

La demande et les justificatifs devront être remis au plus tard fin septembre 2018 au responsable local de formation en administration centrale ou au gestionnaire RH de proximité en service déconcentré.

Il est important de vérifier rapidement l'exactitude des données vous concernant car il n'y aura pas d'autre campagne de régularisation.
Une vigilance est nécessaire pour les agents titularisés entre 2011 et 2016, qui étaient agents publics préalablement à leur titularisation, et dont le compteur CPF n'a pas repris les droits acquis en qualité d'agent public préalablement à la titularisation.

En effet, le compteur CPF a été alimenté auprès de la Caisse des dépôts et consignations via les données du régime de retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP) qui n'a pas comptabilisé les droits DIF acquis préalablement à la titularisation.

Sont particulièrement concernés les agents titularisés après avoir réussis les concours réservés (déprécarisation).

Si vous vous trouvez dans une de ces situations, il est important d'être extrêmement attentif aux nombres d'heures inscrites sur votre compteur CPF.

 

La note de service SG/SRH/SDDPRS/2018-534 du 19 juillet 2018 apporte toutes les précisions sur cette campagne de régularisation.

 

Pour plus d’informations sur le compte personnel de formation :

L’arrêté du_15 mai 2018 fixe un plafond de 3 500€ pour la prise en charge des frais pédagogiques par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation (le même plafond a été fixé par le ministère de la transition écologique et solidaire).

Impact de la réforme sur l’apprentissage dans le secteur agricole

Le 6 juillet 2018, Muriel Pénicaud, ministre du travail, et Stéphane Travert, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, ont convié les organisations syndicales représentatives du ministère de l’agriculture et de l’alimentation à une réunion de travail portant sur l’impact de la réforme sur l’apprentissage dans le secteur agricole.

L’Alliance du Trèfle était représentée par Michel Moreau et Gilles Van Peteghem qui ont rédigé ce compte rendu.

Les assises de l’ingénieur : Métiers

IngénieursLes Assises de l’ingénieur:
Métiers, compétences, formations 

Ce qu’en pense l’Alliance du Trèfle

Le maintien d’une bonne technicité est indispensable à l’Etat.

Aussi, nous sommes circonspects de constater que l’Etat, pourtant garant de l’équité sur le territoire national, continue de se désengager de ses missions d’appui technique aux petites collectivités en confirmant la décision prise par le précédent gouvernement de supprimer l’ADS et l’ATESAT.

-«  Faire faire  » c’est d’abord «  Savoir faire  »

Une expertise se construit en occupant des postes permettant d’acquérir des savoirs et des compétences qui, aujourd’hui, tendent à disparaître. Comment prétendre exercer un contrôle si l’on ne possède pas les connaissances techniques pour le faire  ?

La formation initiale

Nous tenons au maintien d’une formation initiale de qualité, pensée à partir des besoins des employeurs et s’appuyant sur un dispositif d’écoles cohérent et lisible pour les étudiants.
A ce sujet, nous rappelons la regrettable bavure commise à l’encontre de la formation des ingénieurs forestiers, qui a privé les employeurs publics d’une formation de haut niveau, reconnue à l’échelle européenne et internationale. Il est temps que l’école forestière de Nancy au sein du cursus Agro Paris Tech soit réintégrée dans le club des écoles reconnues comme formant les ingénieurs de l’Etat.

La valorisation du métier d’enseignant

Enfin, si la DGER reconnaît l’importance du passage par l’enseignement agricole dans la construction du parcours professionnel, pourquoi les collègues travaillant dans ce secteur n’ont-ils pas les mêmes primes que ceux affectés en services déconcentrés ?

Ce qu’en ont dit les ministres…

Les ministres ont tous assuré – avec plus ou moins de conviction – leur fort attachement aux métiers des ingénieurs de l’Etat.

L’Etat a besoin d’ingénieurs «facilitateurs» et capables de mettre leur technicité au service des nouveaux enjeux qui se présentent à la société: transition énergétique, écologique et nouveaux modes de développement notamment.

Cécile DUFLOT annonce le recentrage de l’ADS sur les enjeux prioritaires (zones à fort risque) et le maintien en DDT d’une mission faisant suite à l’ATESAT qui s’appuiera sur les compétences du CEREMA en cours de création.

Stéphane LE FOLL annonce que la question de l’enseignement agricole sera parfaitement intégrée dans la loi d’avenir agricole et forestière en cours de préparation.

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Les assises de l’ingénieur : Mobilité, Parcours

IngénieursLes Assises de l’ingénieur :
Mobilité, Parcours 

Ce qu’en pense l’Alliance du Trèfle

Il semble acquis que la mobilité est un facteur de richesse dans la carrière d’un ingénieur.

Aussi, il est grand temps de reconnaître les freins à la mobilité, que l’administration s’impose à elle-même :

  • Difficultés de passage entre la fonction publique de l’Etat et la fonction publique territoriale, c’est certain.
  • Mais aussi difficultés de mobilité entre le MEDDE et le MAAF inhérentes à la LOLF. Ce n’est sûrement pas le découpage entre ministères qui doit décider du choix du bon agent à la bonne place mais l’examen des besoins et des compétences.
  • A l’intérieur d’un même ministère, les mobilités entre administration et établissements publics commencent également à pâtir de la logique des plafonds d’emplois.

Les différences de primes appliquées selon les employeurs sont une entrave évidente à la mobilité.

Si ces verrous ne peuvent être levés, l’Etat qui s’affiche pourtant moderne et ambitieux court tout droit vers une sclérose définitive.

Ce qu’en ont dit les ministres…

Promesse de Cécile DUFLOT de lever le verrou lié au surcoût d’un ingénieur de l’Etat dans une collectivité (en moyenne 1000 euros/mois), afin de faciliter les allers-retours entre l’Etat et la Fonction publique territoriale.

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Les assises de l’ingénieur : Et la fusion?

IngénieursLes Assises de l’ingénieur : 
Et la fusion? 

Ce qu’en pense l’Alliance du Trèfle

Ce n’est pas tant la fusion des corps dont l’Etat a besoin, mais plutôt d’un recours facilité aux compétences diverses et complémentaires dans les corps où elles se trouvent.

Une vision stratégique sur le long terme devrait permettre aux ingénieurs et futurs ingénieurs de faire des choix de mobilité et des choix de formation de façon plus sereine, leur redonnant le sentiment de maîtriser quelque chose de leur parcours professionnel et non de subir les aléas de réformes aveugles, qu’elles se nomment RGPP ou Modernisation de l’action publique.

Une expérience… intéressante :
Il importe également de tenir compte de l’expérience, pas forcément réussie tant en termes de coût que de gestion (création du CIMGIPEF), de la fusion des corps d’IPC et d’IGREF, amenant aujourd’hui l’Etat à se questionner sur les formations du nouveau corps d’IPEF…

Ce qu’en ont dit les ministres…

Philippe MARTIN (Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable, fraîchement nommé) et Cécile DUFLOT ont clairement affirmé que la fusion des corps d’ingénieurs de l’Etat n’est plus à l’ordre du jour. Stéphane LE FOLL a été beaucoup moins clair sur la question.

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